Par Mr a, le 18/08/2013 à 22:17. Note : 8/10

Un disque qui semble faire l'unanimité chez les fans mais qui ne me provoque pas beaucoup d'émotion sauf avec "out of this world" qui a pris une autre dimension depuis quelques années pour finalement faire partie aujourd'hui des meilleurs titres du groupe; mais que dire de "beautiful", la pire ballade de nos 5 petits gars qui ferait passer "dry land" ou "no one can" pour des chefs d'oeuvre absolus (par ailleurs, des chansons que je trouve assez bonnes et qui sont moins cul-cul qu'on peut le dire). Et puis je trouve que l'ensemble manque de cohérence même si les titres pris un par un (sauf...vous savez quoi) sont plutôt bons ("afraid of sunlight et "king" en tête) mais non et non, il manque un petit je ne sais quoi qui en ferait certainement un très bon disque.

 

Par korama, le 27/09/2012 à 12:21. Note : 10/10

Le meilleur album de Marillion. Carrément. Pas de longueurs comme dans Brave par exemple, pas de fautes de gout comme dans la plupart des albums du groupe (Hope for the future pour n'en citer qu'une...). Aucun filler, que du lourd. De la prise de risque (car oui, oser un titre tendance Beach Boys sous ecstasy, c'est une prise de risque). Même Beautiful, avec sa grosse dose de sucre, est parfaite, car bienvenue au milieu d'un album qui ne respire pas vraiment la gaieté. Un disque simple, construit comme un vinyl, avec une face chanson et une face plus conceptuelle. Et le tout avec une cohérence de propos qui donne à l'album une superbe unité. Et la prod de Meegan est juste parfaite. J'ai beau chercher, je ne lui voit aucun défaut.

 

Par nat, le 10/01/2011 à 18:51. Note : 8/10

Je suis très attachée à cet album, le premier que j'ai découvert il y a tout juste un an, après quinze ans d'interruption avec la musique du groupe. Et même si tout n'est pas parfait, je le qualifierai de demi chef d'oeuvre avec une première partie plus en demi-teinte et une seconde moitié carrément géniale. Belle entrée de jeu avec Gazpacho, un titre tout beau tout simple, un peu comme The King of Sunset Town. Tout d'abord étonnée par Cannibal Surf Babe aux sonorités années 60 (leur musique avait-elle à ce point changé?), j'ai apprécié plus tard son dynamisme. Aprés, ça se gâte : Beautiful et ses montées descentes devient lourde à digérer alors que pour Afraid of Sunrise, c'est carrément l'inverse : refrain monotone malgré une bonne tentative pour casser le rythme en seconde partie. Mais pour la suite, je m'incline très bas devant nos amis Anglais qui signent là une des plus belles successions de titres. Out of this World, avec ses sonorités lourdes et lentes nous plonge sous l'eau et en plein drame. Jamais le groupe n'avait composé un air aussi triste, mais quelle beauté avec notamment un de mes solos préféré de l'ami Rothery. Et puis Afraid of Sunlight, avec sa lente montée en puissance et sa charge émotionnelle importante, c'est du Marillion comme je l'adore, dans la même lignée que les Real Tears for Sale ou bien Neverland. Beyond You plus douce mais au rythme carrément envoûtant et pour finir, le somptueux King au final fracassant. Je m'en veux d'être passée à côté de cet album, aux mélodies simples mais profondes, sorti tout juste un an après Brave.

 

Par fishillion, le 24/09/2010 à 10:41. Note : 6/10

je m'attendais a mieux

 

Par Passpass, le 25/06/2010 à 12:42. Note : 5/10

Quel gâchis.
1 entrée en matière plutôt bonne, 1 anachronisme, 1 guimauve, 1 bof, et 4 chefs-d'œuvre.
En rééquilibrant mieux l'album, et en mélangeant tout ça au lieux d'avoir un disque en 2 parties, il y avait matière à faire un album très honorable.
Je dois avouer que jusqu'à ce que j'entende l'intro de Out of this world, j'ai eu très peur, mais j'ai tout de suite su qu'on tenait là un de leurs meilleurs morceaux. Puis un autre, et un autre, et encore un autre, jamais vu une face B (les anciens comprendront) aussi dense, mais pour le reste... Parce que Beautiful, c'est tout simplement pas possible, pour l'Eurovision passe encore, mais sur un album de Marillion... Et Canibal surf babe, n'est pas un mauvais morceau, mais il aurait eu + sa place en face B d'un single.
Bref on ne passe pas loin du bon album, mais un agencement des morceaux très hasardeux a tout foutu en l'air, et occasionné un déséquilibre qui lui aura été fatal.

 

Par Caro, le 16/06/2010 à 20:11. Note : 6/10

Pas grand chose à dire sur cet album auquel je n’accroche pas plus que ça… Le deuxième que je ne mets pas dans la platine…Il y a pourtant le très réussi « Out of this World » dessus… et aussi « King ». Mais je retrouve ces titres sur des lives que je préfère écouter. Une pochette colorée avec des thèmes religieux que je ne trouve pas particulièrement en adéquation avec les textes ( en tout cas pour la réédition que j’ai entre les mains). Bref, sans doute, pour moi un des albums les moins réussis avec une charge émotionnelle plus faible. Tout est relatif cela dit, ça reste quand même du bon ! Mais j’y suis juste moins attachée.

 

Par TiCi, le 15/06/2010 à 16:51. Note : 8/10

Quand j'ai vu qu'il n'y avait que 8 titres, dont deux qui semblaient symétriques (Afraid of sunlight/sunrise), j'ai eu un peu peur du manque d'inspiration de cet album.
La première écoute m'a rassuré de ce point de vue. Par contre, il y a eu d'autres accrocs : j'ai eu beaucoup de mal avec Cannibal surf babe, qui n'avait rien à voir avec ce que Marillion faisait jusqu'à présent; et Beautiful était certes très beau, mais quand même un peu dégoulinant. Depuis, j'ai eu le temps de me faire à ces morceaux, mais ils nuisent quand même à la cohérence de l'ensemble.
Les autres titres sont très bons, en particulier Out of this world, mais il y a comme une distance qui fait qu'ils ne pas aussi prenants que les albums précédents. Est-ce que cela vennait de moi, du son, des thèmes des chansons ? En tout cas, il me fallait être vraiment attentif pour commencer à m'attacher.
J'ai écouté et réécouté cet album, toujours avec plaisir, mais aussi avec cette étrange sensation de rester un peu étranger et superficiel. Cela changera peut-être en traduisant les textes.

En tout cas, c'est à ce moment que j'ai lâché le groupe. Ce n'est sans doute pas à cause de cet album : ma situation personnelle changeait, je ne pouvais plus écouter toute la musique que je voulais. Il fallait faire des choix.
Je reviendrais à Marillion 10 ans plus tard, pour mon plus grand bonheur, car leur musique n'a cessé de gagner en magie et en profondeur.

 

Par Laurent-TWF, le 13/06/2010 à 13:38. Note : 8/10

J'ai aussi accroché très vite à tout ou presque. Beautiful n'est pas ma préférée, mais Out of this World ou Beyond You sont juste renversantes !

 

Par chtimarillion, le 31/05/2010 à 11:33. Note : 8/10

après brave,l'album suivant était attendu avec impatience
les deux premiers morceaux m'ont fait craindre le pire!
je les ai longtemps zappé systematiquement (même si aujourd'hui je réecoute un peu plus gazpacho)
beautiful est quelque peu sirupeux mais ensuite avec Out of this world (sans doute mon morceau préféré à ce jour),AOS,et king,marillion fait dans le sublime

Par Mr a, le 22/09/2011 à 14:00. Note : 8/10

L'album qui a suscité le plus d'avis contradictoires à sa sortie et encore maintenant finalement;
Pour moi, c'est un disque cohérent et fort, avec de très belles mélodies- "somewhere else", "a voice from the past" -un titre puissant - "the other half" -et un original "no such thing".

Seul bémol: "most toys", là tout le monde semble d'accord

Somewhere else compte bien parmi les meilleurs disques du groupe loin devant "Radiation" ou "Less is more".



Par nat, le 10/02/2011 à 11:45. Note : 8/10

Somewhere Else a clôturé ma longue série d'albums en retard. J'avais lu pas mal de commentaires négatifs à son sujet qui ont sans doute inconsciemment retardé son achat. Les albums de Marillion se suivent mais ne se ressemblent pas. Tant mieux! Il succède au génial Marbles qui doit une partie de sa réussite à la complexité de certains titres (plus progressifs diront les connaisseurs), à ces transitions entre les différents morceaux particulièrement soignées,fourmillant de détails musicaux interessants.
Sur SWE,les compositions paraissent davantage simplifiées avec, pour la plupart un ou deux morceaux, des transitions plutôt rapides et un peu répétitif (See it like a baby). En plus, il y a ce titre particulièrement bruyant, Most Toys, planté là un peu brutalement au milieu d'un album assez mélancolique. Mais cette impression ne dure pas. L'émotion et la magie sont bien là, au détour d'une note de piano, d'un solo de guitare ou accrochées à la voix toujours bien placée du chanteur. J'aime moins Most toys et The Last Century for Men, mais l'album dispose d'une belle base de titres solides qui, avec ce côté aérien et étrange (The Wound, No Such Thing) m'emmènent vraiment "ailleurs"; mention plus pour Somewhere Else avec sa lente progession et son explosion finale et plus plus pour A Voice from the Past ou le duo piano-Hogarth est tout simplement renversant.
En résumé, voilà un album qui mélange joliment simplicité, évasion et émotion. Que demander de plus?



Par anarael, le 11/11/2010 à 17:38. Note : 8/10

Pas facile de noter un album de Marillion pour moi... je les aime tous... mais Somewhere Else a une connotation un peu particulière à plusieurs titres. Tout d'abord la simple liste des titres m'évoque des souvenirs tout à fait personnels à l'époque de la sortie de l'album (notamment Somewhere Else, The Other Half et The Last Century for Man qui m'ont titillé l'intérieur avant même de les avoir écoutés). Et quand l'album est sorti... une impression bizarre. Souvent, je reconnais un disque que je vais bien aimer lorsque je n'accroche pas vraiment la première fois (c'est presque toujours le signe que je vais adorer) mais avec Somewhere Else, l'impression n'était pas la même. Et elle perdure aujourd'hui à chaque fois que je ré-écoute l'album. Il y a plein de bonnes choses que j'aime beaucoup mais c'est toujours pareil... quand le morceau commence je me dis : "je n'ai pas très envie de l'écouter" et parfois je me retiens de "zapper" sur le morceau suivant. Mais, arrivé à la fin du morceau (quel qu'il soit) je ne regrette jamais ce que je viens d'entendre... parce que c'est tout simplement beau.
Et du coup... 8/10 est à la fois une note trop haute... et trop basse... disons que cela fait une bonne moyenne.
Je n'ai pas une culture musicale très étendue mais on sent nettement dans la construction de certains morceaux la patte d'une production musicale complexe et agréable à l'oreille. L'idéal serait évidemment que le producteur s'appelle Dave Mike... pour qu'il y ait en même temps ce petit grain de magie elfique (purement émotionnelle) que l'on retrouve dans Marbles et dans Brave.



Par fishillion, le 24/09/2010 à 10:36. Note : 4/10

tres moyen quelque bons morceaux



Par Passpass, le 23/06/2010 à 16:35. Note : 9/10

Faites découvrir Marillion à vos amis, tout est dans ce disque.
Des titres longs (mais pas trop) et tarabiscotés, des morceaux rock, des solos en veux tu en voilà, et même de l'acoustique.
Album régulièrement descendu, et pourtant ce ne sont pas les chefs-d'oeuvre qui manquent: The other half, Somewhere else, A voice from the past, The wound etc...
Seul maillon faible, Last century for men, et encore, l'album passe tellement bien qu'on leur pardonne, et Most toys n'est pas + mauvais que leurs autres morceaux rock, il passe très bien en live, et mention spéciale pour son texte.
Je ne vais développer ma théorie une fois de +. Mais en résumé, pour moi SWE, souffre d'être coincé entre deux mastodontes que sont Marbles et Happiness.
Album simple, pas d'édition spéciale en préco, il donne effectivement l'image d'un disque cheap et enregistré à la va-vite. Et pourtant les mélodies sont bien là.
L'album parfait de Marillion, un condensé de leur savoir faire, plus accessible sans qu'on ait l'impression qu'ils aient baissés leur culotte.



Par Caro, le 16/06/2010 à 20:07. Note : 8/10

A la fois le “pré” et l’ “anti” « Happinness is the road ». Les 5 garçons sont dans une grande période d’inspiration. Mais ils ont rarement livré un album aussi déprimant. Excepté la note d’espoir véhiculée par « Faith » à la fin de l’album (choix stratégique sans doute pour éviter une vague de suicide chez les fans…). L’album surprend par sa diversité. Manque de cohérence ? Peut-être… Mais que de bons morceaux ! Bon, bien sûr, il faut passer outre « Most Toys » et « See it like a Baby » (qui restent sympathiques en live). Et il faut reconnaître qu’il nous a fallu un peu de temps pour y adhérer. Mais « Somewhere Else », quel monument autobiographique. Et quel choc quant à l’explication du titre, vu que la photo de couverture, oriente à mon sens vers une fausse piste ! Et que dire ensuite… « A voice from the Past », « No Such thing », « The Wound » et sa construction inversée. Que du bon !. Rien à dire non plus sur « The Last Century for Man » et « Faith » qui sont pour moi, d’excellents titres.



Par TiCi, le 15/06/2010 à 16:51. Note : 9/10

Je me remettais à peine de Marbles, que je venais alors de découvrir, que sortait Somewhere else.
La première écoute est rarement flatteuse pour un album de Marillion. Ici en plus, elle est un peu polluée par le tonitruant Most Toys et le répétitif See it like a baby.
Pourtant, en dehors de ces deux titres qui cassent la cohésion de l'ensemble, l'album est une merveille.
Des morceaux intenses et émouvants, souvent originaux dans leur construction(The other half, Somewhere else, The Wound, A voice from the past), des titres doux plus classiques, mais toujours efficaces (Thank you whoever you are, The last century for man). Du très lourd, du très pessimiste, qui s'achève tout de même avec une note d'espoir par l'intimiste et délicat Faith.
Donc à part deux titres, encore du très bon, très différent tout en restant du Marillion.

Et pour les acharnés, les deux "Faces B" sont également très intéressantes, et pour le coup plus enjouées.



Par Laurent-TWF, le 13/06/2010 à 14:58. Note : 7/10

Changement de producteur, arrivée de Mike Hunter aux commandes.
L'album manque peut-être un peu de cohésion et est parsemé de quelques déchets comme Most Toys (indigeste, mais l'avantage par rapport à You're Gone, c'est que la torture est plus courte...), The Last Century for Man et Faith.
Il y a des morceaux pas trop mal comme The Other Half, ThankYou ou même See it Like a Baby et des morceaux magnifiques comme Somewhere Else (une tuerie en live), A Voice from the Past, No Such Thing et The Wound.
Au final, on a un album très écoutable et intéressant.
Je suis très content d'avoir pu voir tous les morceaux en live durant la tournée de 2007.



Par chtimarillion, le 31/05/2010 à 11:54. Note : 6/10

haiiii! après marbles,on les croyait repartis et boom,me voila retourné en arrière
dave meegan a quitté le navire et voila le résultat:des compos honorables mais la magie n'opère pas
malgré leur talent,sans leur 6eme homme,marillion ne frole plus l'excellence
quel dommage,le doute me réenvahit...

Par Mr a, le 07/10/2013 à 18:06. Note : 9/10

à l'écoute de cet album,je ressents ce que j'ai ressenti à l'écoute de "brave" par exemple:la sensation d'avoir découvert un bijou musical,un véritable monument de ce que peut donner une alchimie entre plusieurs musiciens sur la même longueur d'ondes et je dois reconnaitre que je n'avais pas ressenti ça depuis;
et pourtant il y a eu de sacrés albums avec des titres considérés comme étant des pièces maitresses ou des chef d'oeuvres(à juste titre d'ailleurs);mais cette fois-ci,on est au delà de ça selon moi:l'album a une cohérence,une force et une densité qu'ils ont rarement atteint sur l'ensemble d'un disque;pour moi ils avaient réussi ça sur "misplaced childhood","clutching at straws","brave" et dans une toute petite moindre mesure "marbles"...

mais réussir ce tour de force après tant d'années de carrière,je ne peux qu'être admiratif et respectueux de tant de constance dans la qualité créative dans leur musique!
quel groupe peut se targuer de ça aujourd'hui...?
ils ne sont pas juste des musiciens,ce sont des artistes au sens le plus noble du terme(et je n'oserai aucune comparaison avec tel ou tel artiste qu'il soit musicien ou peintre ou écrivain de peur d'être ridicule mais ils font partie des très grands pour sûr!)

rien que penser à tout ça,et quitte à passer pour un sentimentaliste ou quelqu'un de trop émotif,je vous assure que ça me tire presque les larmes...et j'assume

merci à eux pour les émotions,le bonheur musical,merci pour leur oeuvre;je n'ai jamais été aussi ravi de faire partie de cette "communauté" qui à le plaisir et le privilège de vivre ces moments exceptionnels!partir ailleurs,découvrir de nouveaux horizons musicaux,voyager au delà de ce qu'il est possible d'imaginer:aucun autre groupe ne ma procuré et ne me procurera ce genre de chose...

ne vous méprenez pas:"sounds that can't be made" est une oeuvre d'art!

 

Par TiCi, le 02/11/2012 à 15:33. Note : 7/10

Venant de n’importe quel autre groupe, je porterais certainement cet album aux nues (genre 8/10 ou 9/10). Seulement voilà, c’est Marillion, il y a des attentes. Et les miennes sont un peu déçues (genre 7/10 ou 6/10). J’aurais voulu noter 7,5 tant je suis mitigé. Je penche vers le 7 par esprit de contradiction avec son actuel 9/10 de moyenne. Le temps fera son œuvre de toute façon.

Le maillon faible, et j’ai d’autant plus de mal à le dire que je l’admire, c’est H. Ses textes peu inspirés ne permettent pas aux titres de prendre de la hauteur (comparez par exemple le subtil Voice from de Past, qui dénonce l’abandon et l’oubli des pays en voie de développement, avec la grosse machinerie de Gaza et son message simpliste anti-guerre), et sa voix joue la facilité en se fourvoyant dans le registre plaintif (avec mention spéciale pour Gaza et Sky above the rain). Pour moi, cela gâche l’émotion et la magie qui font de Marillion un groupe à part.

Heureusement, les musiciens sont toujours au top, et leur symbiose remonte globalement le niveau, en particulier sur Montréal, qui parvient à transporter malgré un texte insipide.

Dans tout ça, Power est un peu « l’exception qui confirme la règle ». Un bon texte, obscur juste ce qu’il faut, une mélodie imparable, une rage, une… force. Ça reste la pépite de l’album pour moi. Dommage qu’ils aient rajouté des clochettes de noël à la fin, ça demande un réel effort d’abstraction.

En conclusion, je pense que nous avons là un très bon album « secondaire », c’est-à-dire dans la catégorie des Radiation, dotCom, anoraknophobia ; mais certainement pas à la hauteur d’un marbles, d’un happiness, ni même d’un Somewhere Else. Dussé-je froisser certaines sensibilités.

 

Par Mister Moods, le 30/10/2012 à 22:53. Note : 8/10

Je ne vais pas vous mentir, quand on en vient à Marilion, mon coeur penche dramatiquement du côté des annès Fish où le groupe produisit le meilleur néo-progressive rock qu'il m'ait été donné d'ouïr. Depuis, J'ai connu une relation plutôt compliquée avec le groupe, relation faite de retours d'affection et grandes déceptions.

Dans les années récentes, disons depuis le début de ce nouveau millenium, bien qu'ayant apprécié le virage progressive pop planante entrepris par Marillion depuis Afraid of sunlight (1995), j'avoue n'avoir réellement jamais trouvé d'album qui rivalise avec la grandeur passée de la formation. C'est toujours du travail bien fait par d'évidemment doués et expérimentés musiciens mais trop souvent... fade.

Et voici donc l'album 16 (sans compter la collection de réenregistrements acoustiques, Less Is More, qui était exceptionnellement sans intérêt de toute façon) et il s'appelle Sounds That Can't Be Made... Des sons qui ne peuvent être faits, vraiment ? Marillion aurait-il trouvé la fontaine de jouvence que le groupe ait finalement décidé de redéfinir son son ? En l'occurrence, honnêtement, Sounds That Can't Be Changed (des sons qui ne peuvent être changés) aurait été un titre bien plus approprié mais ne dit-on pas qu'on n'apprend guère de nouveaux trucs à un vieux chiens ?

Quoiqu'il en soit, ce qui compte vraiment n'est pas l'innovation, ce n'est pas quelque chose que celui qui choisit d'acheter un album de Marillion s'attende à trouver de toute façon. Non, ce qui importe c'est la qualité de la musique, et, conséquemment, la qualité du trip dans lequel elle nous emmène. En l'occurrence, même si ça me fait du mal de l'écrire, parce que j'avais vraiment envie d'aimer cet album dans son intégralité comme j'ai eu envie d'aimer chaque chanson de chaque album qu'ait jamais sorti Marillion, s'il y a de grands (grands !) moments, il y en a d'autres où l'on s'ennuie fermement. Evidemment, venant de grands professionnels possédant un vrai savoir-faire, même quand c'est ennuyeux ça reste harmoniquement agréable et techniquement bien troussé mais on a parfois l'impression désagréable d'un simple album de plus que Marillion a dû sortir pour rester dans l'actualité (même fugitivement) et contenter leurs fans qui sont les plus dévoués et fidèles que vous pourrez trouver sur le marché (et pour qui Montréal, journal d'une convention de fans écrit par H et transformé en chanson, est un vibrant hommage dédié par un groupe reconnaissant).

Stylistiquement, l'album est assez proche de ce qu Marillion avait proposé dans Marbles : nappes de synthétiseurs harmonieusement empilées, parties de guitares aériennes, Steve Hogarth et son si typiquement plaintif timbre et une section rythmique qui assure le travail quoique souvent trop pépère à mon goût. Ceci se transcrit en 8 titres et près de 75 minutes dont l'épique morceau d'ouverture (Gaza, où Marillion est ponctuellement au plus heavy de sa longue carrière), pas sans défaut mais qui coule bien s'appuyant sur des climats réussis et une vraie force mélodique, est clairement la pièce maîtresse et un morceau pour lequel les cinq progueux ont, à mon humble avis, le plus pioché dans leurs ressources. Sans être over-enthousiaste, j'ose dire c'est la meilleure composition qu'ai produit le groupe dans ce nouveau millénaire, carrément.

Les autres beaux moments comprennent le morceau titre et son inhabituel, pour le groupe, rythme/mélodie presque robotique pour ce qui s'avère une chanson bien trippante, le déjà mentionné Montréal (pour les fans !) et, autre grand moment de Sounds That Can't Be Made et ultime piste du CD, l'épique, moody et stellaire The Sky Above the Rain. Mais pas le single (où ce qui sonne comme ayant été conçu en tant que tel) Pour My Love qui ne s'avère qu'une ballade à l'eau de rose de plus, du genre qu'on imaginerait plus facilement sur un album de Simply Red qu'un de Marillion (s'il n'y avait un joli petit solo de Steve Rothery).

Le reste, comme vous vous en doutez sûrement, constitue le côté ennuyeux, routinier diraient certains, de Sounds That Can't Be Made. En fait, ce ne sont pas vraiment de mauvaises chansons et je peux sans peine comprendre pour le fan hardcore y prendra un vrai plaisir étant donné que tous les composants qu'il a appris à connaître et à aimer y sont réunis mais, désolé, aucune de celles-ci n'est parvenu à m'émouvoir, à me bouger. Ok, le crescendo final de Power (avant la redescente) marche plutôt bien mais arrive trop tard dans une chanson assez banale pour la sauver, Invisible Ink (sur lequel le bassiste Pete Trewaras assiste à la six-cordes) a une belle première partie planant mais n'arrive pas ensuite à se transformer en rocker convaincant et addictif et, finalement, Lucky Man, la plus faible du lot, qui m'a causé la nausée à force d'immenses platitudes et de sirupeux lieux communs gâchant un classic-rocker qui partait pourtant pas mal.

Pas un mauvais album donc. Certainement un retour en forme si on le compare à Happiness Is the Road (Volume 1 & 2) ou Somewhere Else, plus ou moins à égalité avec Anoraknophobia et Marillion.Com ce qui suffira si vous êtes ne serait-ce qu'un tout petit peu intéressé à Marillion et au type de rock progressif moderne et planant qu'il pratique, un où l'agression ne se croise que très rarement, où l'harmonie et les bons sentiments sont les premières directives. Votre serviteur, en l'occurrence, en est parfaitement satisfait (avec les restrictions suscitées), merci beaucoup.

 

Par Vince51, le 06/10/2012 à 21:49. Note : 8/10

Un son au top, qui offre encore des découvertes fabuleuses (notamment avec Gaza) Une grande maturité dans les compositions malgré des thèmes parfois banals.

Par chatperdu, le 26/09/2012 à 13:51. Note : 10/10

Voilà, je l'ai fait!!!j'ai donné la note de 10!!la perfection n'existe pas dans ce monde??vrai! mais Marillion tente tout pour s'en rapprocher album après album.....alors, je me suis dit : "il mérite ce 10/10 cette fois"...ils sont comme nos bons vins : plus ils vieillissent, meilleurs ils sont.....quel album! quel son!quelle voix!quelles émotions!4 chefs-d'oeuvre qui deviendront bientôt des classiques cultes sur scène : Gaza, Power, Montreal et surtout The sky above the rain......là, force m'est d'avouer que je n'ai pas pu retenir mes larmes tant ce titre est beau...que d'émotions!c'est presque trop!

 

Par Jean-Gé, le 24/09/2012 à 20:08. Note : 10/10

Avis "à chaud" après 3e écoute : ENCORE UN CHEF D’ŒUVRE

C'est énorme ! monstrueux , cela devrait être interdit de procurer de telles sensations aux auditeurs de peur qu'ils en soient jaloux, tant de talent est indécent, même en disséquant l'album pour en trouver le morceau à oublier. En résumé : 4 ENORMES CLAQUES, 2 sucreries et 2 jouissifs, et en plus une grande partie du catalogue des émotions humaines répertorié

STCBM = ŒUVRE D'ART à part entière, et dans le sens noble du terme ! A NE RATER SOUS AUCUN PRETEXTE

Par Vince51, le 19/01/2013 à 23:12. Note : 8/10


Un double album fleuve, riche et qui dégage une grande maturité musicale. J'aime particulièrement les Asylum satellite, Older than me, Throw me out et bien sur Happiness is the road où Hogarth est magique.
Curieusement le "tube" Real tears for sale ne m'emballe pas.

 

Par Mr a, le 08/06/2012 à 13:34. Note : 8/10

Difficile de chroniquer cet album dans son ensemble tant il est très (trop?) hétéroclite.
le Vol 1 est celui que j'aime le moins sauf pour la chanson "hitr" que j'adore pour le coup;
le Vol 2 quant à lui trouve plus grace à mes oreilles et "real tears for sale"est vraiment puissante surtout dans sa dernière partie;
Mais je me souviens avoir détesté à la première écoute (et à la deuxième et aussi à la troisième,enfin longtemps quoi) en pensant que la musique était trop "prétentieuse" et que Marillion (h en tête) se regardait trop le nombril et qu'ils avaient oublié de faire de la vraie musique; mais bon je me suis ravisé et je reconnais aujourd'hui qu'il compte parmi leurs meilleurs disques même si cela n'est pas mon préféré.



Par nat, le 02/02/2011 à 16:58. Note : 7/10

Ce double album est composé de 2 galettes assez différentes

ESSENCE : note entre 8 et 9 . Si comme moi vous aimez le groupe Marillion pour les solos déchirants de l'ami Rothery ou quand le chanteur bouscule ses cordes vocales, alors vous serez forcément déçu aux premières écoutes d'essence: les guitares se font discrètes, H est plus dans le murmure et les titres sont assez lents (surtout dans la première partie). Mais avant de le condamner définitivement,laissez lui une petite chance. Derrière cet album discret se cache un véritable trésor qui se laisse découvrir lentement mais sûrement. Il possède à la fois l'émotion d'un Somewhere else et le génie de Brave avec des titres qui s'enchainent merveilleusement bien. Mais à l'inverse de l'univers chaotique de ce dernier,Essence est reposant, doux, apaisant, parfait pour une pause ZEN. A un certain moment, on croirait même avoir entendu couler de l'eau (liquidity).
Pas de titre fort susceptible de rompre l'harmonie , mais rien à jeter
The hard shoulder: note 6 Contrairement à Essence, mon impression première n'a guère évolué. Il y a pourtant du très bon: Real tears for sale, c'est du bon Marillion, Whatever is wrong with you accroche bien et The man from the planet Marzipan m'a surpris par son originalité. Plus dynamique qu'Essence, j'ai plus de mal à entrevoir un thème une ambiance. Alors j'écoute les titres dans le désordre; ça tombe bien car Asylum satellite et Older than me ont tendance à me faire fuir.

 

Par fishillion, le 24/09/2010 à 10:35. Note : 10/10

tres bon album un de mes favoris avec h piece maitresse

 

Par Passpass, le 20/08/2010 à 18:11. Note : 9/10

Vu le côté casse-gueule de l'exercice, ce projet de me faisait vraiment peur, surtout vu la qualité des 2 albums précédent; mais où allaient ils trouver l'inspiration ?
Et quand on voit comment certains rament pour tenir la distance rien que sur un album simple...
Donc oui j'avais peur, et que font nos Marillos pendant ce temps ? Et bien ils pondent tout simplement un de leur meilleurs album après 25 ans de carrière.
Difficile de décrire ce disque tant il est foisonnant et luxuriant, à l'image de sa magnifique pochette. Rien a jeter, juste certains morceaux moins bons que d'autres.
Alors les faits marquants. Bon, This train est très conventionel mais agréable. Tiens un instrumental, ils nous avaient jamais fait le coup, et ils se sont pas loupés. Nothing fills, ou la soul selon Marillion, et Woke up qui donne vraiment envie de se reveiller. Et il y a Trap the spark, et Trap c'est...c'est de la dentelle pour les oreilles, puis une petite valse et au final le père Rothers qui vous lamine les tympans avant de finir en finesse avec un petit chorus dont il a le secret (et pas jouée en live Arrggh !). Et enfin le master piece. D'abord le père Hogarth qui donne la messe, puis c'est le décollage façon Neverland.
Ensuite nos gars prennent je ne sais quelles pilulles, et vas y pour un Thunder fly, et une rencontre du troisième type. Et il y a Asylum satellite #1, l'équivalent de Trap pour Hard shoulder. Pareil, guitare fine puis montée de tension, Rothers qui se déchaine, et attérissage en douceur. 3 morceaux sympas puis le single. Enfin THE single, le meilleur depuis...
A peine remis de la claque, Especially vous prend à la gorge, et enfin Real tears qui conclu parfaitement l'album.
OK il n'y a pas de solos d'anthologie sur ce double, mais que de trouvailles de la part de Rothers aussi bien pour les mélodies qu'au niveau des sons. Incroyable, lui et Mark rivalisent d'inventivité. Tellement de choses que l'on n'avaient jamais entendu, et pourtant c'est toujours Marillion.
Très fort, deux disques que l'on écoute d'une traite, une pochette superbe, et cerise sur le gâteau un single largement au dessus de nos espérance (même si pour les passages radio on peut se brosser).
N'empêche, après un truc pareil, j'ai de nouveau la trouille pour le prochain.

 

Par Caro, le 16/06/2010 à 20:06. Note : 10/10

Un splendide double album, tant musicalement que graphiquement (quels livrets !). Un premier volet très cohérent et incroyablement positif. Une accroche qui me laisse toujours rêveuse (« Dreamy Street »). Je ne sais pas pourquoi, mais les vers « Drinking lemon tea / And feeling free », ça me parle…
Le second volet, plus hétéroclite, mais c’est bien là le principe. Des morceaux qui – je l’espère – resteront dans les annales : en particulier « The Man From The Planet Marzipan » et « Asylum Satellite #1 ». Beaucoup d’émotions…
En fait, je crois que je suis aussi très attachée à cet album car c’est le premier que j’ai vraiment découvert dès sa sortie. Nous avions déjà pris les places pour le concert (notre 1er concert de Marillion !) et j’attendais un peu fébrilement de savoir à quelle sauce nous allions être mangés… A l’époque, je n’avais pas encore suivi toutes mes sessions de rattrapage et certains albums restaient encore désagréables à mon oreille. Ce fut donc d’abord un soulagement. Déjà, c’était écoutable ! Et même plutôt agréable ! Quelques écoutes supplémentaires et j’étais réellement sous le charme. Nous avons d’ailleurs inondé famille et amis en distribuant ce CD comme cadeau de Noël ou d’anniversaire. Personne n’a vraiment accroché, mais bon il fallait tenter le coup !

 

Par TiCi, le 16/06/2010 à 17:09. Note : 10/10

Essence :
Une grande première : un album entièrement positif de Marillion !
Pris séparément, les titres ne sont pas exceptionnels, et certains peuvent même se perdre. Mais considérés dans l’ensemble, on obtient une cohérence qui les renforce et donne à chacun une part de magie. Chaque morceau est en quelque sorte une nuance du message global, message qui éclate à la fin sur l’entrainant Happiness is the road.
Un opus exceptionnel, et taillé pour le live par la bonne énergie qu’il dégage.

Hard shoulder :
Ici c’est le contraire, il faut prendre les titres séparément et les apprécier pour leurs qualités propres. Des titres divers et variés, à l’image de la plupart des précédents opus du groupe.
Rien à jeter, même si Thunderfly semble un peu plus faible. Mais surtout deux pépites de plaisir pur typiquement Marillionniennes, avec The man from the planet Marzipan et Asylum Satellite #1.
Un très très bon album donc. Avec la diversité salvatrice qui permet de ne jamais se lasser de notre groupe favori.

Réunir ces deux tours de forces sur un même produit vaut bien un 10/10, même si pris séparément je leur aurais sans doute seulement accordé un 9/10.

 

Par Laurent-TWF, le 13/06/2010 à 15:11. Note : 10/10

C'est la première fois que j'ai eu du mal à rentré dans un album de Marillion.
Les deux ou trois premières écoutes ont été catastrophiques ! Je n'accrochais à rien du tout et me demandais ce qu'ils nous avaient pondu là...
Je l'ai laissé reposer un jour ou deux, puis je lui ai donné une nouvelle chance en l'écoutant dans de bonnes conditions. La magie a enfin commencé à opérer...
J'avoue avoir un peu de mal à voir le concept derrière Essence. Personnellement, je considère ce double album comme une quasi perfection ! Sur les 19 morceaux qui le composent (on peut mettre de côté Half Full Jam qui est un bonus), il n'y a rien à jeter. Ce n'est que du bonheur !
Je reste bluffé qu'un groupe comme Marillion après 30 ans de carrière arrive encore à nous surprendre comme il le fait.
Le bonheur c'est la route... Le bonheur c'est d'être fan de Marillion...;-)

 

Par chtimarillion, le 31/05/2010 à 11:59. Note : 7/10

difficile de noter cet album,pour moi ce sont deux albums distincts
je mettrai 8 à essence et 6 à hard shoulder
essence est un réel plaisir,une touche de bonheur de bout en bout,une petite pepite intimiste
hard shoulder est pour moi un somewhere else bis amélioré
je radote,mais avec meegan aux manettes,on aurait eu la encore un album d'excellence

Par Zorno, le 12/11/2013 à 13:42. Note : 8/10

 

Radiation 2013 est une double nouvelle. Double parce que Marillion, fait exceptionnel, reconnait n'avoir pas totalement réussi un album, et parce que cet album, au potentiel au demeurant énorme, s'en trouve du coup sauvé des eaux.

En l'occurrence, de choix d'arrangements douteux à une mise en son particulièrement déficiente signée Stewart Every (le son de batterie en particulier qui donnait l'impression qu'Ian Mosley jouait avec des baguettes en balsa sur des toms en mousse, une cata !). Et donc, 15 ans plus tard revoici Radiation dans un package incluant le mix d'origine en bonus d'une nouvelle version ô combien bienvenue, une bonne manière de comparer pour ceux qui n'avaient pas fait l'acquisition de l'album à l'époque. Et là, mes aïeux, y a pas photo !, le vilain petit canard se mue en un majestueux cygne blanc et prend son envol sous nos yeux ébahis. Pas que ce soit exactement une surprise d'ailleurs parce que, basiquement, les chansons étaient bonnes, allez on admettra que Now She'll Never Know et Born to Run étaient un tout petit peu en dedans mais, 2 morceaux sur 7, le ratio restait très acceptable et cette pop progressive, plus à rapprocher du Radiohead d'OK Computer (de la voix plaintive de Steve à la guitare aérienne de l'autre Steve, Rothery) que des vieux dinosaures 70s desquels on rapproche souvent Marillion (Genesis, Camel, Pink Floyd), ceci de fort belle facture... Enfin, si la mise en son avait été au diapason de l'inspiration !

Or donc, les cris d'orfraie de fans scandalisés par un traitement autant "par dessus la jambe" ont fini par payer. Et la discographie de Marillion s'en retrouve, du coup, bouleversée quand à savoir quels albums de la période Steve Hogarth (1989 à aujourd'hui) il fallait absolument conseiller. Parce que Radiation 2013, s'il n'est pas parfait, rattrape fantastiquement la cagade sonique de Radiation 1998. Parce qu'il est bon goûter, sans avoir à faire preuve d'imagination ou, au moins, de résilience, à des Under the Sun, Answering Machine, Three Minute Boy, Cathedral Wall, etc. Tous des titres de qualité au moins égale au meilleur d'Afraid Of Sunlight des mêmes, mètre étalon progo-pop moderne réussi s'il en fut. Ici, intelligemment remanié par Michael Hunter qui, à l'image d'une pochette où un beau ciel bleu succède a un chaos rougeoyant, a aéré la "bête", l'a rendue plus organique en gommant des gimmicks malheureux déjà datés au temps de sa sortie initiale tout en en conservant la substantifique moelle. De fait, tout le groupe bénéficie de ce lifting mais c'est, évidemment, la batterie, ô combien dynamisée !, qui en sort grande gagnante... Il faut dire qu'elle en avait immensément besoin.

Bref... Que ceux qui s'étaient penché sur Radiation en 1998 et en conservent un funeste souvenir n'hésitent pas à y replonger, que les autres s'y jettent sans retenue, ils ne seront pas déçus par le potentiel enfin totalement révélé d'un album majeur d'un groupe pas si mineur que ça.